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A
la fois colline sacrée des temples romains à l'abbaye
de Montmartre, butte politique d'Henri IV à la
Commune, elle a préservé son identité culturelle
et artistique en accueillant les plus grands mouvements
picturaux des XIXème et XXème siècle.
Histoire : Les
carrières de gypse (plâtre) exploitées
par les Romains furent utilisées comme lieu
de refuge des premiers chrétiens. Au Moyen
Age, la butte de Mons Martyrium devint un lieu de
pèlerinage consacré à saint
Denis : l'évangélisateur des Parisiens
qui y fut décapité au 3è siècle
aurait alors marché jusqu'à l'emplacement
actuel de Saint-Denis où il aurait été enterré.
Au 12è siècle, Montmartre passa sous
la tutelle des Bénédictines (d'où la
place des Abbesses) qui y développèrent
des vignes et des moulins, avant de voir l'abbaye
démantelée par la Révolution.
Annexé à Paris en 1860, le quartier
a été le berceau de la Commune en 1870-1871
: les canons de la ville y furent dressés,
les ballons destinés à observer les
lignes ennemies décollaient de la place Saint-Pierre,
Gambetta en décolla pour Tours ; Louise Michel,
enfant du quartier fut ensuite emprisonnée
en Nouvelle-Calédonie. En raison de la lumière
des hauteurs et surtout de la modicité des
loyers, la butte fut colonisée par les artistes à partir
du 19è siècle : on pouvait y croiser
Corot, Géricault, Renoir, Degas, Cézanne,
Max Jacob, Apollinaire, Juan Gris, Vlaminck, Braque,
Picasso etc. Aujourd'hui, pour éviter les
excès du tourisme, la mairie a interdit les
bus de tourisme le soir et le week-end. Depuis 1992,
la mairie de Paris a fixé des règles
architecturales plus strictes pour préserver
l'architecture villageoise désordonnée
et peu dense du quartier.
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